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Eric Valensi : “On ne doit plus accepter de missions au-delà d’un certain temps de trajet !”.

Eric ValensiEric Valensi est Président de la Section Encadrement au Conseil de Prud'Hommes de Longjumeau. Il y a près de deux ans, la direction de la société où il est délégué syndical central, Open, a ouvert des négociations sur les "sur-temps" de trajet.

C&A : Comment définissez-vous le temps "normal" de trajet ?

EV : C'est le temps que l'on passe en transport au delà du temps usuel pour se rendre dans son établissement d'origine, lorsqu'on est envoyé en mission.

C&A : Quelle est votre position sur ces sur-temps de transport ?

E.V. : Ils doivent faire l'objet de compensation. Mais il n'y a pas que l'argent, dans la façon d'entrevoir le problème des sur-temps de transport. Il faut aussi imposer un plafond au temps de transport au-delà duquel une mission n'est plus acceptable. Il y a des missions qui se situent à plus de 150 kilomètres de notre lieu d'habitation. Il faut que la direction s'engage à ne pas proposer de mission trop loin. Il faut statuer sur le temps maximal admissible. On vous propose d'aller travailler à Roubaix quand vous êtes à Paris. C'est non. On ne peut pas passer sa vie dans les transports, indépendamment de l'argent. Or, actuellement, la direction vous répond que les salariés sont dans le service et qu' ils doivent savoir à quoi s'attendre.

C&A : Votre direction vous a demandé de négocier une compensation, il y a deux ans. Cette négociation a échoué, le 1er octobre 2011. Pour quelle raison ?

E.V. : Elle a échoué car la direction avait fait une propostion insignifiante. Si jamais le sur-temps était inférieur ou égal à 45 minutes, elle proposait cinquante centimes par jour. Si ce temps était compris entre quarante-cinq et quatre-vingt dix minutes, il était égal à un euro par jour. Entre 90 et 135 minutes, il donnait droit à deux euros par jour. Au-delà de 135 minutes, il donnait droit à 3 euros par jour. On n'a pas signé, la direction a mis en place cette procédure de façon unilatérale. Les autres syndicats ont décidé de porter une procédure devant le TGI au motif d'une annulation de la procédure unilatérale de compensation. Ils demandent la fixation de son montant par le tribunal. Le CCE va désigner un cabinet d'avocats, le 26 juin.

C&A : Quelles sont à votre avis les conséquences de longs temps de transport ?

E.V. : Une dégradation de la santé, des relations sociales et familiales.

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