Samedi, 19 Mai 2012
... Ai-je mauvaise e-réputation ? PDF Imprimer Envoyer
La question touche autant les entreprises que les particuliers. Que dit-on de “moi”, personne morale ou physique, sur le web ? Les opinions favorables l’emportent-elles sur les négatives ? Ce nouveau paramètre de la gestion de l’image est devenu un enjeu à part entière des organisations.

Durant l’été, le groupe Wikio, acteur majeur de l’internet en France, a racheté Neotia, un outil de surveillance en ligne de l’e-réputation des entreprises. Ce concept bouscule de plus en plus les stratégies de communications des entreprises. Naguère, une entreprise se souciait de maitriser son “image de marque” dans les médias classiques. Elle chargeait publicitaires et consultants, équipes internes, de lui bâtir une image conforme à ses ambitions. Internet a bouleversé ce train-train. Sachant que tout blogueur peut exprimer son mécontentement sur la toile, et voir ses articles repris par tout son réseau, la mauvaise réputation se répand plus vite que la poudre...

C’est le mauvais côté du “buzz” : si l’on peut faire monter en puissance une info positive sur la marque ou l’entreprise, la mauvaise également se dissémine sans contrôle. Sauf qu’elle s’avère particulièrement difficile à effacer. Les moteurs de recherche, Google en tête, s’obstinant à ne RIEN oublier… Ainsi, des années après son lancement, le blog “jeboycottedirectassurance.com” est-il toujours présent en première page des requêtes, lorsqu’on tape “direct assurance”. Le blogueur mécontent a réussi son coup, et terni “durablement”, la e-réputation de la marque qui l’avait rendu insatisfait. Certaines entreprises paieraient désormais des rédacteurs pour laisser des avis “positifs” sur leurs sites... De façon plus professionnelle, connaître ce que disent de vous vos clients, partenaires, adversaires, concurrents, s’impose et s’imposera demain toujours plus, à toute personne physique comme morale. Cette e-réputation, c’est la trace qui suit l’entreprise, éventuellement à son grand désarroi. Cela devient aussi un atout formidable de pression ! Et notamment dans le cadre de luttes syndicales, que négligent encore les acteurs, habitués aux combats “à l’ancienne”. Le levier de l’e-réputation est un outil que les syndicalistes de la FIECI doivent apprendre à manier !

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