| Ares sous bannière GFI : une grosse partie du personnel sera reprise |
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Annoncée via un mail interne, la décision de faire passer Ares sous bannière GFI a mis fin à deux mois et demi d’attente pour les 439 salariés d’Ares. L’entreprise avait été mise en liquidation judiciaire le 29 novembre 2010. Le choix du Tribunal apparaît le plus compatible avec l’intérêt des salariés.GFI s’est engagé à sauver 404 emplois (soit 37 de mieux que dans sa proposition initiale), plus 29 employés chez Ares Luxembourg, dont il hérite aussi. Par ailleurs, la taille du groupe (9.000 salariés dont 6.000 en France) permet de sauvegarder les chances de renouvellement de certains gros contrats de sous-traitance d’Ares passés avec le secteur public ; et de garantir le replacement des personnes dont les contrats ne seraient pas renouvelés. Un rachat mouvementé Les candidats à la reprise étaient nombreux : avec GFI, Alterup, Devoteam, Micropole, Osiatis ou Acti Group s’annonçaient partants. Mais le rachat fut marqué de nombreuses péripéties. Notamment quand GFI officialisa devant son comité central d’entreprise l’arrivée en interne... du Pdg d’Arès, Michel Berjamin, le présentant comme le n°3 du groupe GFI. L’annonce déclencha tensions et controverses au sein d’Ares. En résumé, Michel Berjamin n’allait-il pas peser de tout son poids pour que les cadres d’Arès déclarent leur préférence pour le dossier GFI ? Un adhérent CFE-CGC qui veut rester discret estime que l’ex-Pdg “avait fait son devoir en cherchant, dès l’été dernier, un repreneur potentiel pour la sauvegarde de nos emplois”. Mais, ajoute-t-il, “je trouve malvenu qu’il ait continué à pousser un repreneur alors qu’il y avait 8 candidats... ou qu’il se soit morfondu sur son sort en nous expliquant que rien n’était de sa faute et qu’il avait une famille à nourrir !” La proposition de GFI n’était pas la meilleure le 6 janvier, ni en termes de prix (1,7 Me), ni en termes d’emplois (358 personnes). Elle aura été améliorée à la dernière minute, et fut finalement approuvée. Que vont devenir les salariés d’Ares ? “Étant donné le blackout total au niveau information, mon sentiment est que nous ne sommes pas forcément véritablement désirés chez GFI, estime notre collègue. Les mois à venir risquent d’être difficiles. Parmi les collaborateurs, de nombreux départs sont à prévoir. Un effort a été consenti par GFI pour nous donner accès à leur Extranet. Or, si cet accès nous permet de consulter l’annuaire interne ou de nous faire une idée des clients et des effectifs GFI, l’ensemble de la partie dédiée à l’accueil des collaborateurs nous est interdit ! Cela dit, gardons espoir, l’intégration de personnes dans les effectifs de GFI n’est pas une mince affaire. Nous y verrons plus clair d’ici quelques temps”, conclut cet adhérent qui vient aujourd’hui de basculer chez le géant de l’informatique. La CFE-CGC leur souhaite la bienvenue ! Dans un tract, le syndicat des cadres a voulu accueillir les nouveaux collègues d’Arès en France ainsi que les 29 salariés du Luxembourg. En espérant notamment que chacun d’entre eux pourra retrouver une situation professionnelle normalisée, après la “descente aux enfers de leur société qui comptait il y a moins de 5 ans, plus de 2.200 collaborateurs et réalisait plus de 456 Me de chiffre d’affaires”. Pour autant, nos collègues rappellent “qu’il ne faudrait pas en conclure hâtivement que le Groupe GFI soit le “paradis” : cela se saurait !” L’embauche fracassante de M. Berjamin ex-Pdg d’Ares pour diriger la branche AS de GFI (près de 4.000 salariés) alors qu’il vient de mener Ares au redressement judiciaire après avoir imposé un long “chemin de croix” à des centaines de salariés, pourrait au contraire présager d’une période de “purgatoire” pour des milliers de salariés de GFI... |









Le tribunal d’Evry a retenu l’offre de GFI dans le dossier de reprise d’Ares.
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