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Bernard Van Craeynest, Président de la CFE-CGC, tenait le 8 septembre sa conférence de presse de rentrée. Les journalistes présents ont noté la tonalité "pessimiste" de son message.
"Quand un pays préfère ses parcs à thèmes à ses cadres, il y a un vrai souci", lâche avec un brin de cruauté le Président de notre Confédération en référence au dernier plan anti-déficit.
Le "patron des cadres" aura fustigé les mesures prises par le gouvernement pour tenter de résoudre la crise de la dette actuelle, remarque l'Usine Nouvelle. BVC estime que la France est aujourd'hui "tirée vers le bas", notamment parce que "les classes moyennes sont passées à la moulinette", faute d'une mondialisation maitrisée. La pression sur les salaires, due à la mondialisation, est constante. Elle frappe toutes les catégories, notamment les cadres qui "constatent qu'ils sont en perte de pouvoir d'achat".
Pour contrer ces méfaits, BVC a proposé la mise en place de "mécanismes – au moins aux frontières de l'Europe – pour nous protéger de cette concurrence et de ce dumping que nous constatons tous les jours". Il a de plus estimé qu'une vraie réforme fiscale destinée à faire respecter les principes essentiels de la République, comme par exemple l'égalité devant l'impôt, est indispensable. Jugeant que "La France est l'un des pays de l'OCDE qui a les plus faibles recettes de TVA", il a plaidé pour une réforme de la TVA qui déboucherait sur la création d'un taux intermédiaire de l'ordre de 11 à 12 %. Il a de nouveau réclamé l'instauration de la TVA sociale.
Au-delà de ce commentaire d'une rentrée extrêmement tendue, BVC a plaidé pour un encadrement plus strict des forfaits-jours et confirmé que la CGC a par ailleurs lancé, fin août, un recours contentieux devant le Conseil d'État contre l'accord Agirc-Arrco (caisses de retraites complémentaires) du 18 mars dernier.
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