| Les cadres seront-ils les perdants de l’affaire ? |
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“Dans la négociation sur les retraites complémentaires qui s’est achevée, il était indispensable d’augmenter les cotisations pour maintenir à flot les régimes Agirc-Arrco. Mais le patronat n’a pas voulu en entendre parler. Sa position dogmatique nous a conduit à baisser inéluctablement le niveau des retraites et, plus particulièrement, celui de l’encadrement, nous livrant à terme à l’assurance privée. L’accord proposé par le MEDEF constituerait un virage gravissime, témoignant d’une volonté de détruire notre modèle social solidaire au profit des contrats individuels privés”. Ainsi tempêtait Danièle Karniewicz, présidente de la CNAV et secrétaire nationale de la CFE-CGC. Le taux de rendement des retraites complémentaires a certes été stabilisé, après 15 ans de dégradation. Mais la réforme a pour objectif d’aligner le rendement du régime des cadres sur celui de l’ensemble des salariés. Elle prévoit une revalorisation de 2,11 % du point Arrco au 1er avril et de seulement 0,41 % du point Agirc. Cela est inacceptable pour la CFE-CGC qui rejette toute idée de fusion des deux régimes, qui mettrait à mal le statut cadre. La réforme prévoit la constitution d’un groupe de travail “pour étudier les éléments de mise en cohérence” des régimes Agirc et Arrco. “Les cadres vont être spoliés de 5 milliards d’euros” souligne Danièle Karniewicz. Seules bonnes nouvelles dans cet océan de mauvaises, l’AGFF (Association pour la gestion des fonds de financement de l’Agirc et l’Arrco) est prolongée jusqu’en 2018. Cela signifie que les personnes qui prendront leur retraite avant 65 ans continueront à bénéficier du taux plein pour les régimes complémentaires, dès lors qu’elles bénéficient d’un régime à taux plein. Le texte propose aussi d’augmenter de 10 % la pension de retraite complémentaire à partir de 3 enfants, avec un plafond de 1.000 euros annuels, et le taux de réversion passant à 60 %. |









À l’heure où nous écrivions ces lignes, crainte et incertitude dominaient encore au coeur des négociations Agirc-Arrco.
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