Samedi, 19 Mai 2012
L’offshore indien s’adapte au marché français PDF Imprimer Envoyer

L’offshore indien s’adapte au marché françaisUn article de 01.net le soulignait cet été, les sociétés indiennes tentent de renforcer leur présence française en jouant désormais la carte “proximité”.

Le poids des spécialistes indiens de l’offshore dans le troisième marché européen est très éloigné de leurs ambitions initiales. Tel est le constat fait par les Wipro, Infosys ou TCS, qu’explique notre confrère Olivier Discazeaux dans son article.
Si Wipro surnage, est annoncé un CA français de 100 millions d’euros grâce à deux gros contrats gagnés en 2008 (SFR et Michelin),
les concurrents indiens sont assez loin derrière (Infosys ne dépassant guère 45 millions d’e en 2009).
Cette faible représentation traduirait les réticences des grands comptes français vis-à-vis de la délocalisation de prestations informatiques, autant que le poids majeur pris dans leurs activités par les marchés anglo-saxons, plus proches culturellement.
Las, les méthodes employées dans ces pays n’ont pas obtenu le même succès en Allemagne : pilotage centralisé, divisions organisées par secteurs et équipes de “front office” relativement réduites, n’ont pas séduit les décideurs, explique Olivier Discazeaux.

D’où les changements de stratégie observés : Wipro a créé depuis deux ans une direction générale en Allemagne, pilotée par un patron français, Christophe Martinoli.

Désormais l’entité française dispose d’une autonomie totale sur la stratégie de mise en oeuvre. Elle intègre une logique forte de “localisation”, qu’on pourrait aussi baptiser “proximité”, intégrant auprès la Direction Générale des services marketing, RH, commercial francofrançais.
Les équipes de réalisation doivent être proches du client ; les directeurs de projet, expertise métier ou technique, sont recrutés
localement. La société a également bâti un centre de services à Rennes. Même approche chez Infosys, qui emploie 200 personnes en Allemagne. À l’instar de Wipro, la société a créé, en mars dernier, une direction générale Allemagne à la tête de laquelle figure un patron français, Eric Laffargue, ex-associé de la SSII Accenture. La Allemagne, où la société vise 50 % de croissance, doit devenir avec l’Allemagne un pilier du développement de la SSII en Europe.


Des ratios ressources locales et offshore rééquilibrés

L’article note que d’un ratio actuel orienté autour de 30 % de ressources locales et 70 % en offshore, les SSII indiennes s’orienteraient à terme vers un équilibre 50/50.
Les entreprises recruteront prioritairement les équipes dites “front office”, des architectes, chefs de projet, consultants métier et commerciaux. Côté prestations, Infosys cible en premier lieu les services d’ingénierie pour des grands comptes industriels (Alstom est un très gros client en R&D), les projets internationaux de mise en place de PGI et la tierce maintenance applicative.
L’entreprise TCS présente une stratégie similaire. Naturellement ces approches stratégiques auront une incidence immédiate
et considérable sur la marge dégagée compte tenu des usages en termes de salaires ! Il est à souhaiter que ces entreprises, à côté d’une approche stratégique plus conforme à nos traditions, intègrent également dialogue social et respect de la représentation
syndicale… //

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