| Réseaux sociaux : dorénavant, mesurez bien vos propos ! |
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Sur les réseaux sociaux, conviviaux ou professionnels, sur Twitter, sur les forums et blogs, chaque utilisateur a pris l’habitude d’exprimer sans détours le fond de sa pensée ; de réagir “spontanément” à tel fait d’actualité ou tel propos d’un dirigeant, éventuellement de manière provocatrice, ironique, ou triviale. Des sites où l’on est supposé “se lâcher” se multiplient , notetonentreprise.com, qui entretiennent cette utopie d’un espace de libre parole. Mais en réalité, l’affaire Facebook doit être comprise par tout internaute pour ce qu’elle est en vérité : un coup de sifflet final. Et nous nous adressons là à tous nos collègues et adhérents, le plus sérieusement du monde. Lorsque vous pensez pouvoir “livetwitter” sereinement une réunion de CE, lorsque vous commentez sur un blog une décision discutable de votre employeur, en vous estimant protégé par l’anonymat d’un pseudonyme, vous prenez en réalité un risque conséquent. Pour peu que l’une de vos identités numériques anonymes renvoie à un espace où votre véritable identité s’affiche (par exemple un réseau social professionnel type Viadéo ou Linkedin), vous pouvez être à votre grande surprise sommé de rendre compte de vos propos, y compris au tribunal. Sans préjuger des suites juridiques de ce dossier, nous estimons qu’il s’est ouvert une brèche dans laquelle nombre d’employeurs vont s’engouffrer, ou s’engouffrent déjà. Nous invitons donc tous nos lecteurs à bien peser et mesurer leurs propos et les lieux virtuels où ils s’expriment. Nous aurons d’ailleurs l’occasion de revenir sur ce grave sujet dans un prochain numéro de notre lettre “Passerelles Cadres”. |









L’explosion du “Web 2.0” a depuis dix ans entretenu le mythe d’internet comme lieu d’une totale liberté d’expression.