| Salaires 2011: négociations sous haute tension |
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Malgré la publication d’indicateurs laissant espérer une amélioration de la conjoncture, ainsi que de la situation financière des entreprises, directions et partenaires sociaux se rencontrent sur fond de mécontentement généralisé. Les employeurs annoncent souvent, constatent nos collègues de la FIECI, un refus de négocier.
Car la reprise serait trop fagile, et la volonté de contenir la masse salariale bloquerait toutes les discussions. Même, si, pour ce négociateur de la FIECI, “il y aurait grand intérêt à réintroduire un peu plus de long terme dans la négociation sur les salaires”.
Cette première vague de négociations donne-t-elle le ton de la seconde, qui se tiendra au début de 2011 ? Les prévisions de hausses de salaires s’annoncent toujours inférieures à leur moyenne de long terme, ce qu’ont révélé plusieurs analystes ces dernières semaines : le cabinet Hewitt prédit ainsi une troisième “année noire” pour les salaires, avec une hausse limitée à 2,7 %, à peine supérieure à celle de cette année – contre près de 3,5 % en moyenne ces trente dernières années.
De son côté, Mercer France annonce une progression des rémunérations de 2,5 % l’an prochain. Or, l’inflation devrait atteindre 1,5 % l’an prochain, comme cette année, alors qu’elle se limitait à 0,1 % en 2009. Parmi les entreprises du secteur informatique qui distribuent des augmentations en 2010, 31 % (37 % en 2009) ont procédé à des augmentations générales. 100 % (96 % en 2009) à des augmentations individuelles. Mais celles-ci sont de plus en plus souvent contestées par les collègues : ces dernières dissimulent trop souvent des systèmes de préférence, des courtisans tournant autour de leurs hiérarchiques... Insupportable ! À la FIECI, on constate que nombre de cadres souhaitent que le système d’augmentations puisse intégrer des révisions individuelles, mais avec un socle social minimum.
Les primes sur objectif collectif (département, service, équipe) se font rares. Elles ne concernent plus que 29 % des entreprises. Les commissions sur le chiffre d’affaires concernent essentiellement certaines catégories spécifiques de cadres, principalement les commerciaux. Cet élément de rémunération est proposé globalement par 36 % des entreprises, mais la proportion atteint 59 % dans les activités informatiques. Le secteur des “Activités (services) informatiques (SSII, éditeurs)” devient le secteur où la commission en fonction du CA est l’élément de rémunération variable le plus répandu, avant même le commerce. moyenne ces trente dernières années.
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Nombre de négociations salariales se déroulent jusqu’à la fin de l’année. Le climat social pèse-t-il sur les discussions ? La progression des rémunérations devrait rester contenue.
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