| Le syndicalisme : une idée qui a de l’avenir |
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S’il est en effet un lieu de socialisation qui depuis plus de cent ans a démontré sa force et son efficacité, c’est bien le syndicalisme. Or certains de nos concitoyens s’en font parfois une image négative ou très contrastée. Raison de plus pour réaffirmer ses lettres de “noblesse”, et notamment aux plans de l’enrichissement moral et intellectuel qu’il offre bien souvent. Le syndicat ? On y apprend. On s’y exprime. On y échange avec d’autres. On s’oppose et l’on s’enrichit. On y lutte. On y apprend comme l’évoquait Kipling, les richesses et limites de la victoire autant que de la défaite. On y comprend les vertus de l’altérité, et l’on y découvre les voies qu’empruntent parfois l’injustice ou le scandale. On peut y imaginer l’avenir, et cultiver l’espoir. Autant de raisons qui me font penser que le syndicalisme est au bout du compte, un “réseau social dans la vraie vie”. Et l’un des plus passionnants. Il ne s’agit d’ailleurs pas pour moi de dissocier cette “vraie vie” des univers virtuels qu’offrent les technologies numériques évoquées plus haut. Car la réalité nous invite à constater que loin de s’opposer, les deux univers se complètent, s’enrichissent, se nourrissent. Et si l’on y trouve effectivement parfois “le pire”, il est largement permis de prétendre y bâtir, ensemble, “le meilleur”. Nous nous battons dans toutes les entreprises où nous sommes présents, pour que le management et les relations professionnelles demeurent humaines, et respectueuses des individus...
Partout où nous présentons des candidats, nous gagnons des postes de délégués syndicaux, de représentants du personnel, dans les CE et les CHSCT. Nous sommes des cadres “responsables”, qui défendons les intérêts de nos adhérents, en tenant compte des réalités et des contraintes économiques. Loin de tout corporatisme, nos préoccupations sont d’améliorer les réalités concrètes, quotidienne que vivent tous nos collègues.
De tout ceci nous pouvons être fiers, et tout ceci constitue le terreau où peuvent s’affirmer les vertus du syndicalisme moderne. Dans les semaines et mois qui viennent, nous allons vous demander de vous exprimer, à travers le site web(*) et notre intranet-adhérents, le “FIECI Group” pour mieux cerner vos attentes, identifier les solutions concrètes que nous pouvons ensemble mettre en place, pour construire ensemble “ce réseau dans la vraie vie”, qui pour part s’exprimera aussi par les voies du 2.0. Voilà le chantier que notre Direction fédérale souhaite ouvrir cette année. L’enjeu sera d’encourager chaque membre de la FIECI à y participer activement, pour que chacun y trouve aussi les réponses à ses interrogations.
En ce début d’année, voilà bien un objectif majeur pour notre Fédération.
Michel de La Force
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S’il est un fait indéniable, c’est bien qu’une révolution d’ampleur comparable à celles de l’imprimerie, de l’électricité, du téléphone et de la télévision, a transformé nos vies ces dix dernières années. Au fil des jours, sans même que nous en ayons toujours conscience, internet a profondément modifié nos rapports humains, et notre façon de lire et digérer les informations. Nos rapports au savoir et à la connaissance s’en trouvent à jamais bouleversés. Il y a là plus qu’une évidence ; et passer en revue l’ensemble des nouveaux usages offerts par ce qu’on appelle “web 2.0”, serait ici hors de propos. Il convient cependant, syndicalistes que nous sommes, de nous interroger sur la popularité nouvelle de ce mot : “réseau”. Et plus précisément sur ce concept de « réseau social », si souvent entendu dans les conversations et les flashs infos qui nourrissent notre quotidien.
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